Littérature

Perdas e Ganhos – Lia Luft

sexta-feira, abril 15th, 2011

“Pois viver deveria ser – até o último pensamento e o derradeiro olhar – transformar-se. ”

Lia Luft já escreveu vários livros e acaba de lançar um novo. Dos que já li, este permanece mais forte. Na abertura do livro, ela nos presenteia  com essa mensagem. Só esta mostra já é suficiente  para se iniciar a viagem com ela.

“O que escrevo aqui não são simples devaneios. Sou uma mulher do meu tempo, e dele quero dar testemunho do jeito que posso: soltando minhas fantasias ou escrevendo sobre dor e perplexidade, contradição e grandeza; sobre doença e morte. Lamentando a palavra na hora errada e o silêncio na hora em que teria sido melhor falar.

Escrevo continuamente sobre sermos responsáveis e inocentes em relação ao que nos acontece.

Somos autores de boa parte de nossas escolhas e omissões, audácia ou acomodação, nossa esperança e fraternidade ou nossa desconfiança. Sobretudo, devemos resolver como empregamos e saboreamos nosso tempo, que é afinal sempre o tempo presente.

 Mas somos inocentes das fatalidades e dos acasos brutais que nos roubam amores, pessoas, saúde, emprego, segurança, ideais.

De modo que minha perspectiva do ser humano, de mim mesma, é tão contraditória quanto, instigantemente, somos.  Somos transição, somos processo. E isso nos perturba. O fluxo de dias e anos, décadas, serve para crescer e acumular, não só perder e limitar. Dessa perspectiva nos tornaremos senhores, não servos. Pessoas, não pequenos animais atordoados que correm sem saber ao certo por quê.

Se meu leitor e eu acertarmos o nosso tom recíproco, este monólogo inicial será um diálogo – ainda que eu jamais venha a contemplar o rosto do outro que afinal se torna parte de mim. 

 Então a  minha arte terá atingido algum tipo de objetivo.”

L’Amant de Marguerite Duras

terça-feira, dezembro 15th, 2009

Marguerite Duras n’est alors qu’unne lycéenne, en robe de soie, avec des souliers lamés or et coifée d’un feutre d’homme. Elle vit dans la moiteur torride de Saïgon, entre une mère neurasthénique, un jeune frère fragile, un frère plus âgé qui ne songe qu’à faire le mal. Un jour, un riche Chinois, avec une belle limousine noire, l’aborde. De cette fillette, il va faire une femme, il l’aime à la folie, tremblé d’amour, toujours « à la merci d’une insulte ». Elle le désire. Dans un studio de Cholen, ils vivent leur amour voluptueux derrière des persiennes closes.

Tout les sépare et aucun avenir commun ne leur est destiné. Le Chinois est condanné à épouser une femme de son sang, à plier sous le joug paternel ; la jeune fille rêve d’être écrivain et va partir pour la France… Du souvenir de ce premier amour, Marguerite Duras a écrit un livre admirable, tout de concision (111 pages) et de sensibilité, de nostalgie âpre et de volupté. L’Amant a reçu le Prix Goncourt 1984 et a été porté à l’écran par Jean-Jacques Annaud.

Voilà le morceaux le plus joli pour moi :

« Des annés après la guerre, après les mariages, les enfants, les divorces, les livres, il était venu à Paris avec sa femme. Il lui avait téléphoné. C’est moi. Elle l’avait reconnu dès la voix. Il avait dit : je voulais simplement entendre votre voix. Elle avait dit : c’est moi, bonjour. Il était intimidé, il avait peur comme avant. Sa voix tremblait tout à coup. Et avec le tremblement, tout à coup, elle avait retrouvé l’accent de la Chine. Il savait qu’elle avait commencé à écrire des livres, il l’avait su par la mére qu’il avait revue à Saigon. Et aussi pour le petit frère, qu’il avait été triste pour elle. Et puis il n’avait plus su quoi dire. Et puis il le lui avait dit . Il lui avait dit que c’était comme avant, qu’il l’amait encore, qu’il ne pourrait jamais cesser de l’aimer, qu’il l’amarait jusqu’à sa mort. »

Marguerite Duras ( Marguerite Donnadieu) est née en 1914 en Indochine où elle reste jusquà lâge de dix-huit ans…Aprés ses études (mathematiques spéciales, licence de droit, sciences politiques), elle sera secrétaire au ministère des Colonies, de 1935 à 1941. Elle entrera dans la Résistence et s’inscrira au Parti communiste en 1945, dont elle sera esclue dix ans plus tard. Marguerite Duras publie son premier roman, Les Impudents, en 1943. C’est le début d’une oeuvre de fiction importante avec des romans comme : Le Vice Consul, L’Amante anglaise, La Douleur, La Pluie d’ét, etc. Après avoir travaillée comme scénariste et dialoguiste pour le cinéma ( Hiroshima, mon amour), Marguerite Duras va réaliser ses propres films ( La Femme du Gange, India Song, etc.) Elle s’est, par ailleurs, consacrée au théâtre avec des pièces comme : Les Viaducs de la Seine-et-Oise, Des jounées entières dans les arbres, L’Amante anglaise ( Prix Ibsen 1970), etc.

Le Monde de Sophie -Jostein Gaarder

quinta-feira, dezembro 3rd, 2009

Extrait du livre

Heráclito, contemporain  de Parmênides, était originare d’Éfeso dans l’Asie Mineure (environ 540-480 a.C.). Selon lui, les transformations suivantes étaient la vrai caractéristique  de la nature. On peut dire que Heráclito a fait confiance le plus à des impressions du sens que Parmênides. 

Tout  est fluide, selon Heráclito. Tout est en mouvement  et rien ne dure éternellement.

Pour cela on ne peut pas se baigner deux fois dans l’eau de la même rivière. Parce que quand on entre dans la rivière pour la deuxième fois, ni nous ni la rivière est le même, on est changé. Heráclito a expliqué aussi que tout  dans le monde est caractérisé toujours par des contraires.

Si on n’est pas malades, on ne pourra pas comprendre  qu’est ce que est la santé. Si on n’a pas faim, on ne pourra pas aimer manger. Si n’existe pas la guerre, on ne saura pas aimer  la paix, et s’il n’est jamais l’hiver,  on ne pourra  pas savoir quand le printemps arrive.

C’est  important que la raison et la réflexion ne contrôle pas ce qui se développe mieux d’une façon libre, spontanée et inconsciente. Voilà une fable qui nous montre bien cela :

C’était une fois une mille-pattes qui sur ses cent pieds dansait très bien. Quand elle était en train de danser, tous les animaux se mettaient au tour d’elle pour l’admirer et tous très étonnés de son habilité, sauf un animal qui ne pouvait pas suporter que  « mille-pattes » continue à danser…le crapaud. Comment je peux l’empêcher de danser ? Il en a réfléchi. Il ne pouvait pas dire qu’il n’aime pas sa danse ni qu’il peut danser mieux qu’elle. Cela a été un absourde. À la fin, il a imaginé un plan diabolique. Il a écrit une lettre à mille-pattes :

Oh ! Incomparable  mille-pattes, je suis un admirateur de ta danse sophistiquée. J’amerai savoir comment tu te pousses à danser. Lève-toi d’abord ta patte gauche numéro 22 et après la patte droite numéro 59 ? Ou tu commences pour elever ta patte numéro 44 ? J’attends anxieusement une réponse.  Salutations Cordiales, Crapaud.

Quand la mille-pattes a reçu cette lettre, elle a réflechi pour la première fois dans sa vie, quelle patte elle bouge d’abord ? Et après, laquelle ? Qu’est-ce que tu penses qui est arrivé ? La mille-pattes n’a jamais plus dansé.

C’est justement cela qui arrive quand la fantasie est étouffée par la raison.